Sur les réseaux sociaux nous lisons beaucoup d'admirateurs de Perriand se désoler de voir son travail présenté à la fondation Vuitton. Charlotte à œuvré toute sa vie pour que ses créations soient accessibles au plus grand nombre et même si l'histoire a montré que ce n'a pas vraiment été le cas, la volonté était bien là. Cette exposition chez Vuitton entacherait donc les bonnes intentions de Madame Perriand?
Pourtant, l’intérêt du public pour les créations de Perriand ne sort pas de nulle part. Il est né du travail de valorisation effectué par des galeristes et marchands passionnés qui ont su faire monter la sauce alors même que les usagers et propriétaires de l'époque destinaient ces meubles à la benne. Aujourd'hui, les orignaux de Perriand s'arrachent à prix d'or et ornent les intérieurs des plus aisés.Perriand sauvé par l'argent.
"D'accord mais il y a aussi beaucoup de Cassina!" Effectivement, mais Cassina est un choix qui appartient à Perriand, pas à ses ayants droit. Désireuse de voir son mobilier réédité, Perriand se tourne vers Cassina qui accepte mais "quand vous serez morte pas avant".La présence de l'éditeur permet surtout ici d'admirer sous formes de rééditions certaines pièces portées disparues.


L'exposition est de grande qualité et les différents espaces reprenant à la brindille près les installations réalisées à l'époque par Perriand laissent rêveur.
Ces reconstitutions intègrent les œuvres d'art sélectionnées par Charlotte Perriand afin d'incarner sa vision de la synthèse des arts. Pour faire simple, on croit marcher dans un bouquin de Barsac.

